- Tamise
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Certains envisagent le voyage comme une fuite ou une certaine forme de renoncement. D’autres – et on les souhaite les plus nombreux possible – le saisissent à bras le corps, s’en nourrissent et s’en inspirent. Tamise, duo nomade, fait assurément partie de ces derniers.
Juliette Bertrand et Jon Debande se rencontrent en 2019 à l’orée de la crise sanitaire. Elle est bruxelloise, comédienne et violoniste ; il est bordelais, danseur et guitariste. Ensemble ils chantent et écrivent des chansons : ‘Silence Island’ titre éponyme, ou bande-son du confinement composée à la demande d’un ami.
En 2021 ils quittent leur logement, décident de devenir artistes de rue et parcourent pendant trois ans divers pays européens (Portugal, Irlande, Allemagne, Belgique) où ils chantent et composent. De retour en France, ils bouclent leur périple dans les couloirs du métro parisien sous le label des ‘Musiciens du Métro’, y jouent avec une assiduité grandissante et baptisent leur projet Tamise (pour la lumière, pour les chercheurs d’or, pour le fleuve, enfin pour ‘Tame’ soit ‘apprivoiser’, ‘dompter’).
Ils jettent finalement l’ancre à Bordeaux en 2024, sont repérés par l’Inconnue (SMAC de Talence et ‘scène curieuse de musique’) qui leur propose un dispositif d’accompagnement. « Silence Island » leur premier album, enregistré avec Nicolas Dufournet au studio MELODIUM à Montreuil fin 2025 / début 2026, paraitra chez Talitres à quelques encablures du prochain été.

« Silence Island » le premier album de Tamise, enregistré avec Nicolas Dufournet au studio MELODIUM à Montreuil fin 2025 / début 2026, paraitra chez Talitres à quelques encablures du prochain été. Nul envie ici de dénaturer et de remettre en cause ce qui fait le sel du projet. Dans un souci d’authenticité, et afin de laisser une place centrale au chant, les titres sont exclusivement enregistrés avec des instruments de voyage, au format réduit : guitare classique ¾, guitalele, violon, trompette de poche, ukulélé-basse, harmonica et kalimba.
Et le long de ces titres Tamise dévoile un folk sensible et poétique, fragile et lumineux où les harmonies vocales (le plus souvent en anglais, à quelques occasions en français) tissent des ponts avec leurs mélodies. Leurs chansons parlent d’amour, de blessures, de voyage, de nos parts d’ombre et de lumière. Et à la lecture de leur parcours, la rue comme premier terrain de jeu, la rue pour apprivoiser le monde et se laisser apprivoiser, on gagerait que le surplace n’est pas encore à l’ordre du jour.